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La progression

Comme on l’a vu dans “Mon parcours”, il a fallu 25 ans pour que ma consommation d’alcool prenne le pas sur tout autre intérêt dans la vie. Suis-je un cas unique? Suis-je le seul à avoir commencé par un verre de temps en temps et à avoir fini par boire chaque jour des litres d’alcool? NON.

Je vous confie ici ce que d’autres alcooliques abstinents ont connu ces dernières années. Cela permet d’établir le point commun à toutes ces histoires car, même si les histoires et breuvages sont différents, la progression est TOUJOURS la même.

Le verre occasionnel:
Au début, c’est un apéro léger par exemple, ou un verre de vin pendant que je cuisine. Ce n’est pas forcément suivi de bière ou de vin en mangeant et certainement pas une habitude pour le moment.

Mais, quand on prend ce verre occasionnel on se dit peut-être “c’est fou comme ça détend”…l’euphorie du premier verre est là et bien là.
Petit à petit l’esprit nous pousse donc à répéter l’expérience et l’apéro, ou le verre de vin occasionnel, deviennent de plus en plus fréquent.

La fête du week-end:
Autre grand classique pour observer la progression, ce rituel où nous sortons le week-end, seul ou entre amis, et où nous buvons généralement un peu trop. Le lendemain est pénible et donc on ne renouvelle pas l’expérience tout de suite.

Une ou plusieurs semaines passent, un autre week-end arrive et on commence à penser aux bons moments que l’on va passer (grâce à l’alcool) et petit à petit nous ressentons l’envie de répéter l’expérience 2 fois par week-end.

Et un beau jour l’appel de l’alcool est là, et nous n’attendons plus le vendredi pour célébrer le week-end comme il faut ! On se sert un verre ou deux le jeudi soir par exemple.

Quel que soit le calendrier, quel que soit le temps que cela prend, nous les alcooliques, avons connu la même expérience: la fréquence de prise d’alcool augmente toujours. Parfois lentement, parfois plus vite, mais elle finit par arriver.

Sur la fin de la progression, les quantités et la fréquence vont devenir “incontrôlées” mais, malgré cela, nous n’avions absolument pas la clarté d’esprit nécessaire pour nous rendre compte que cela va finir mal, très mal.

Non, nous n’étions pas alcooliques, nous pouvions arrêter mais comme ce n’était pas “un problème” il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. Même à la veille de notre mort (pour ceux qui n’ont pas la chance de survivre) ou le jour de notre dernier verre (que nous ne savions pas être notre dernier) nous pensions avoir un léger souci d’alcool de temps en temps, rien de plus.

Il y a donc deux choses importantes:
1. Une fois la progression démarrée, elle ne s’arrête plus.
2. Nous nous mentons tellement à nous-même, et pensons être de bonne foi (sic), que nous ne voyons pas notre vie se dégrader.
C’est la faute des autres et des situations, pas la mienne !

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